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Compte rendu du Comité de lecture du 16 septembre

 


21/09/2017
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Compte rendu du Comité de lecture du 6 mai 2017

Etaient présentes : Jocelyne Rémy, Martine Carayon, Fanny Basseti, Roselyne Rouot et Valérie Delbore

 Cette 3ème séance de l’année fut riche en découvertes et enthousiasmes.

 

  .     Désorientale de Negar Djavadi – Ed. Liana Levi - A suscité à l’unanimité, depuis plusieurs mois de partage, un grand intérêt.

Kimiâ Sadr, née à Téhéran puis exilée en France, suit un protocole d'insémination artificielle pour avoir un enfant avec son amie, Anna. 

Dans la salle d'attente, elle se remémore ses souvenirs, sa famille, ses parents, opposés aux différents régimes en place. 

Un récit qui évoque l'Iran des années 1970, la France d'aujourd'hui, l'exil, l'homosexualité, l'identité et la transmission.

  • Quand sort la recluse de Fred Vargas – Ed. Flammarion. Jocelyne l’a lu et nous témoigne de son vif intérêt retrouvé, déçue par le précédent titre.

    « - Trois morts, c'est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n'est pas de notre compétence. 

    - Ce qu'il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J'ai donc rendez-vous demain au Muséum d'Histoire naturelle. 

    - Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ? 

    - Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés. 

    - Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l'araignée recluse ? »

  • Profanes de Jeanne Benameur – Actes sud – nombreuses parmi les lectrices ont apprécié ce livre

    Ils sont quatre, ils ne se connaissent pas mais ils vont rythmer la vie du docteur Octave Lassalle qui les a soigneusement choisis comme on compose une équipe -- comme avant autour de la table d'opération, mais cette fois-ci, c'est sa propre peau qu'il sauve, sa propre sortie qu'il prépare. 

     

    D’autres titres sont cités :

    • Dans l’ombre d’ Arnaldur Indridason – Ed. Métaillier – Fanny a eu du mal à y rentrer cette fois-ci.

    Un représentant de commerce est retrouvé dans un petit appartement de Reykjavik, tué d’une balle de Colt et le front marqué d’un “SS” en lettres de sang. Rapidement les soupçons portent sur les soldats étrangers qui grouillent dans la ville en cet été 1941. 

    Deux jeunes gens sont chargés des investigations : Flovent, le seul enquêteur de la police criminelle d’Islande, ex-stagiaire à Scotland Yard, et Thorson, l’Islandais né au Canada, désigné comme enquêteur par les militaires parce qu’il est bilingue. 

    L’afflux des soldats britanniques et américains bouleverse cette île de pêcheurs et d’agriculteurs qui évolue rapidement vers la modernité. Les femmes s’émancipent. Les nazis, malgré la dissolution de leur parti, n’ont pas renoncé à trouver des traces de leurs mythes et de la pureté aryenne dans l’île. Par ailleurs on attend en secret la visite d’un grand homme.

    Les multiples rebondissements de l’enquête dressent un tableau passionnant de l’Islande de la “Situation”, cette occupation de jeunes soldats qui sèment le trouble parmi la population féminine. Ils révèlent aussi des enquêteurs tenaces, méprisés par les autorités militaires mais déterminés à ne pas se laisser imposer des coupables attendus.

    Dans ce roman prenant et addictif, le lecteur est aussi fasciné par le monde qu’incarnent les personnages que par l’intrigue, imprévisible.

     

    • Repose-toi sur moi de Serge Joncour – Ed. Flammarion – Prix interallié 2016 – Les lectrices ont bien aimé sans pour cela adorer.

    Aurore est styliste et mère de famille. Ludovic est un ancien agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ils partagent la cour de leur immeuble parisien et se rencontrent car des corbeaux s'y sont installés. Leurs divergences pour régler ce problème les mènent à l'affrontement mais ils finissent par apprendre à se connaître.

     

    • La vie automatique de Christian Oster – Ed. de L’Olivier – C’est à découvrir selon Jocelyne

     Jean provoque accidentellement un incendie dans sa cuisine, mais ne fait rien pour l’éteindre. Il assiste en spectateur à la destruction de sa maison, puis décide de la quitter définitivement. Il se rend à Paris, où il mène une vie errante, car c’est à Paris qu’ont lieu les tournages où il est employé comme acteur de troisième rôle. Un jour, dans le métro, il croise France Rivière, une actrice autrefois célèbre. Elle lui propose de venir s’installer chez elle, et Jean se trouve embarqué, presque malgré lui, dans la vie de cette femme. Il fait la connaissance de son fils, Charles, un garçon intrigant qui sort de l’hôpital psychiatrique. A la demande de France, Jean va veiller sur lui, le prendre en filature, prêt à le suivre jusqu’au bout du monde…

    La vie automatique met en scène un homme qui tire un trait sur le passé mais ne se résigne pas à s’engager dans une nouvelle vie. Sans perspective d’avenir, il se laisse conduire où le vent le pousse, tout en ayant une conscience aiguë de la « crise » qu’il traverse. Un admirable roman sur la dérive d’un homme qui renonce à l’illusion de vouloir maîtriser le cours de son existence.

     

    • Continuer de Laurent Mauvignier – Ed. de Minuit – Très belle écriture !

    Sibylle, à qui la jeunesse promettait un avenir brillant, a vu sa vie se défaire sous ses yeux. Comment en est-elle arrivée là ? Comment a-t-elle pu laisser passer sa vie sans elle ? Si elle pense avoir tout raté jusqu’à aujourd’hui, elle est décidée à empêcher son fils, Samuel, de sombrer sans rien tenter.

    Elle a ce projet fou de partir plusieurs mois avec lui à cheval dans les montagnes du Kirghizistan, afin de sauver ce fils qu’elle perd chaque jour davantage, et pour retrouver, peut-être, le fil de sa propre histoire.

     

    • Une jeunesse perdue de Jean-Marie Rouart – Ed. Gallimard

    Le narrateur anime une revue d’art à la réputation internationale, qui lui donne une certaine surface sociale dont il a profité jusqu’à présent pour cumuler les conquêtes amoureuses. Or voici qu’ayant atteint «l’âge de braise», le feu de la séduction n’est plus aussi fort, les jeunes femmes se détournent et lui renvoient l’image d’un homme sur le déclin...

     

    • Voyager de Russel Banks – Actes Sud

    Le romancier acclamé et primé nous emmène dans certains de ses voyages les plus mémorables dans cette collection révélatrice d'essais de voyage qui s'étend sur le globe, des Caraïbes à l'Ecosse jusqu'à l'Himalaya.

    «Depuis l'enfance, j'ai eu envie d'échapper, de rajeunir, de richesse inconnue, de débuts fraîches érotiques et narcotiques et sybaritiques, pour une grande romance, un mystère et une intrigue», écrit-il dans cette anthologie convaincante. Le désir d'évasion l'a emmené des «îles vertes et des mers turquoises» des îles des Caraïbes aux pics de l'Himalaya, des Andes et au-delà.

     

    • L’archipel d’une autre vie de Andreï Makine – Ed. Seuil – Très bien ! A lire !

    Aux confins de l’Extrême-Orient russe, dans le souffle du Pacifique, s’étendent des terres qui paraissent échapper à l’Histoire…

    Qui est donc ce criminel aux multiples visages, que Pavel Gartsev et ses compagnons doivent capturer à travers l’immensité de la taïga ?

    C’est l’aventure de cette longue chasse à l’homme qui nous est contée dans ce puissant roman d’exploration. C’est aussi un dialogue hors du commun, presque hors du monde, entre le soldat épuisé et la proie mystérieuse qu’il poursuit. Lorsque Pavel connaîtra la véritable identité du fugitif, sa vie en sera bouleversée.

    La chasse prend une dimension exaltante, tandis qu’à l’horizon émerge l’archipel des Chantars : là où une « autre vie » devient possible, dans la fragile éternité de l’amour.

     

    • Eloge des voyages insensés de Vassili Golovanov – Ed. Verdier – A ne pas manquer !

    L'île polaire de Kolgouev est le cœur du récit. C'est en lui donnant une dimension imaginaire que Golovanov parvient à décrire avec le plus de fidélité cet espace géographique et mental. Il raconte ses expéditions en mêlant à ses impressions, ses propres sensations, des légendes, des contes, des dialogues, composant ainsi une étrange et puissante partition symphonique qui fait de son livre une sorte d'épopée contemporaine sur les cendres des temps mythiques.

     

    • Les vies oubliées de Didier Mény – Ed. de L’Armançon – Distrayant et agréable !

    Roman de l’oubli et du souvenir, Les Vies oubliées nous dit aussi la violence de vivre, les gestes simples, les amours et les drames d’une famille qui traverse le siècle.

     

    Les livres achetés à cette séance :

    • Tropique de la violence de Natacha Appanah – Ed. Gallimard
    • Le monde des hommes de Pramoedya Ananta Toer – Ed. Zulma
    • Un chien en ville de Jules Gassot – Ed. Rivages
    • L’Eldorado Polaire de Martin Frobisher de Marie-Hélène Fraïssé – Albin Michel
    • L’enfant qui de Jeanne Benameur – Actes Sud
    • Voyager de Russel Banks – Actes Sud
    • Saint Valentin mon amour de Jean-Claude Kaufmann – Ed. LLL
    • Dans une coque de noix de Ian McEwan – Gallimard
    • L’indolente de Françoise Cloarec – Ed. Stock
    • L’Eveil de Line Papin – Ed. Stock
    • Arrête avec tes mensonges de Philippe Besson – Ed. Julliard
    •  
      • Le prochain rendez-vous n’a pas été encore pris, mais cela ne saurait tarder !

 

 


18/05/2017
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Mes derniers livres lus...Valérie Delbore

Un très grand coup de coeur pour ce livre : Paul Courbelieu, peintre de Louis Cabaret

C'est un premier livre pour ce jeune auteur. Son écriture sensible, pudique, tout en étant construite avec, de plus, une très belle langue, délivre une poésie et une force qui me touche.

 Inspiré d'un tableau fait par Cézanne pour son ami peintre Achille Emperaire, Louis Cabaret met en scène un personnage fictif. 

70 pages pour raconter la naissance, la vie et la mort du Peintre Paul Courbelieu.

Il parait qu'il est en train d'écrire un deuxième livre... J'espère pouvoir très vite le découvrir.

 

  //www.tituli.fr/paul-courbelieu-peintre.html

 


26/04/2017
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Mes derniers livres lus... Maïté Laureau

Voici un petit topo sur mes livres lus, pour en parler au Comité de lecture

En fait, j'ai peu lu ces derniers temps. "Trompe-la-mort" de Guenassia : prix goncourt des lycéens 2009 par l'auteur du "club des incorrigibles optimistes". Cet auteur plonge ce héros balzacien dans d'insensées situations. Grand roman feuilleton virevoltant, formidablement bien rythmé. Je n'ai pas passé un mauvais moment mais ce roman aurait gagné à être plus court et les situations font un peu cliché.

 

////www.albin-michel.fr/ouvrages/trompe-la-mort-9782226312464

 

 

Le second livre est d'un auteur de la région (ou tout du moins parent avec des habitants de Villeneuve sous Charigny: "A chacun son rêve" de Paul Ivoire : C'est tout simplement l'histoire de Sylvain Beaumont, un Monsieur-tout-le-monde qui gagne au Loto grâce à un SDF, Xavier Rosa, et qui décide de rendre justice à son bienfaiteur afin de le remercier et de lui rendre hommage. Une histoire bien ficelée, l'auteur distille les éléments de l'intrigue au compte goutte dans un village proche de Semur en Auxois ou deux familles (ou clans) se livrent une bataille sans merci. La rencontre avec l'auteur à la librairie était sympa et intéressante dans la mesure où un dialogue s'est établi entre l'auteur et les lecteurs.

 

////www.anne-carriere.fr/ouvrage_a-chacun-son-reve-paul-ivoire-309.html

 


26/04/2017
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Compte rendu du Comité de lecture du 4 mars ...

 Nous avons commencé cette seconde rencontre de l’année en parlant longuement d’un livre qui en a interpellé plus d’une une :

« Le Garçon » de Marcus Malte : Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin, d’instinct. Alors commence l’épreuve du monde : la rencontre avec les hommes – les habitants d’un hameau perdu, Brabek, l’ogre des Carpates, lutteur de foire philosophe, Emma, mélomane et si vive, à la fois soeur, amante et mère. « C’est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l’abominable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation.

Poésie, tendresse, cruauté, violence et beauté. On retrouve tout cela dans l’écriture envoûtante de ce roman épique et indispensable. Le vocabulaire est magnifique

C’est un immense roman de la condition humaine.

 

Et puis nous avons réussi à nous intéresser aux autres livres lus par chacune de nous :

« La terre qui les sépare » de Hashim Matar : En 1990, Hisham Matar a dix-neuf ans lorsque son père, Jaballa Matar, disparaît. Celui-ci, après avoir trouvé refuge en Egypte avec ses proches, est enlevé et emprisonné en Libye pour s'être opposé dès le début au régime de Kadhafi. Vingt et un ans plus tard, lors de la chute de Kadhafi, en 2011, le peuple prend les prisons d'assaut et libère les détenus. Mais Jaballa Matar est introuvable. A-t-il été exécuté lors du massacre d'Abou Salim qui a fait 1 270 victimes en 1996 ? Hisham Matar va mener l'enquête pendant des années, relatant l'histoire de cette disparition dans la presse internationale. A travers une méditation profonde et universelle sur la condition des fils qui attendent le retour de leurs pères partis au combat,

Hisham Matar retrace l'histoire poignante d'un retour au pays, après une absence de plus de trente ans. Il livre également un portrait subtil de la Libye prise dans la tourmente de la dictature et de la révolution, qui synthétise les espoirs déçus du Printemps arabe.

 

« Silence » de Shûsachu Endô : Japon, 1614. Le shogun formule un édit d'expulsion de tous les missionnaires catholiques. En dépit des persécutions, ces derniers poursuivent leur apostolat. Jusqu'à ce qu'une rumeur enfle à Rome : Christophe Ferreira, missionnaire tenu en haute estime, aurait renié sa foi. Trois jeunes prêtres partent au Japon pour enquêter et poursuivre l'oeuvre évangélisatrice ...

L’auteur éclaire une part méconnue de l'histoire de son pays. C’est une réflexion sur le caractère universel des religions et le sens véritable de la charité chrétienne,

Roman encensé par la critique internationale, il a été porté à l’écran par Martin Scorsese

 

« Un fauteuil sur la Seine » d’Amin Maalouf : C'est à un saut original dans l'Histoire de France que nous convie Amin Maalouf avec ce dernier livre. L'auteur franco-libanais a pris le parti de raconter la vie et les aventures de ses dix-huit prédécesseurs au 29e fauteuil de l'Académie française qu'il occupe depuis son élection en 2011.

Dans ce grand kaléiodoscope il y a les célébrités, il y ceux que l'Histoire a oublié. Et puis il y ceux à qui l'Histoire a fini par rendre justice.

 

« Il pleuvait des oiseaux » de Jocelyne Saucier : Des petits vieux hors d'âge vivent en solitaires chacun dans sa cabane de rondins, coupés du monde dans des bois reculés, ravitaillés et protégés de la civilisation par des marginaux, gentils trafiquants-cultivateurs de substances illicites. Un huit-clos en crépuscule de vie, fait de liberté et de sérénité, en dépit des drames passés.

Ce roman rend un vibrant hommage aux vieux, à la liberté de mourir, à l'amour et à la nature. Sans commentaires superflus. Juste bienveillant.

 

Ah ! Un livre , enfin, qui nous transporte dans la fantaisie :

«  Le cas Malaussène » de Daniel Pennac : «Ma plus jeune sœur Verdun est née toute hurlante dans La Fée Carabine, mon neveu C’Est Un Ange est né orphelin dans La petite marchande de prose, mon fils Monsieur Malaussène est né de deux mères dans le roman qui porte son nom, ma nièce Maracuja est née de deux pères dans Aux fruits de la passion. Les voici adultes dans un monde on ne peut plus explosif, où ça mitraille à tout va, où l’on kidnappe l’affairiste Georges Lapietà, où Police et Justice marchent la main dans la main sans perdre une occasion de se faire des croche-pieds, où la Reine Zabo, éditrice avisée, règne sur un cheptel d’écrivains addicts à la vérité vraie quand tout le monde ment à tout le monde. Tout le monde sauf moi, bien sûr. Moi, pour ne pas changer, je morfle.» Benjamin Malaussène.

C'est du Pennac pur jus, un peu anar, très gouailleur, il réitère sa foi dans le roman, l'invention, la fantaisie. Sa verve jubilatoire n’a pas pris une ride.

 

Et aussi des livres sur les femmes et sur le couple ….

« La saison des mangues introuvables » de Daniyal Mueenuddin : Au cœur du Pakistan, entre Lahore et Islamabad, après l’indépendance et la partition, dans les années 1970, à travers une série de nouvelles, l’auteur raconte la geste de la richissime famille KK Harouni et de ses très nombreux serviteurs. Une galerie de portraits hauts en couleurs et en saveurs pour mettre en scène tous les vices qui corrompent cette société de grands féodaux qui n’a pas su gérer l’héritage britannique et qui a préparé le lit des intégristes.

La corruption y est déclinée sous toutes ses formes

le bonheur est rare, le destin inévitable, et où chacun cherche sa place à l'heure où s'épuisent les traditions,

Ce recueil aux odeurs de poussière, de luxure, de mangues et de jasmin a été finaliste aux Etats-Unis du National Book Award 2009 (catégorie Fiction) et vient de remporter à New York le Prix de la Nouvelle.

 

« Le goût âpre des kakis » de Zoyâ Pirzâd : l’auteur nous transporte en Iran à travers cinq nouvelles qui ont sont autant de portraits de femme face au mariage. Un mariage heureux est-il possible ? Oui, mais encore faut-il que les personnes aient les mêmes préceptes…..

Des gestes furtifs, des tremblements de tchadors, et des rêves de délivrance qui s'esquissent par-delà les murailles d'une nation immobile.

On ne peut s’empêcher de penser au magnifique livre d’Atiq Rahimi « Syngué Sabour : Pierre de patience » : En Afghanistan, une femme veille son mari blessé. Au fond, ils ne se connaissent pas. Les heures et les jours passent tandis que la guerre approche. Et la langue de la femme se délie, tisse le récit d'une vie d'humiliations, dans l'espoir d'une possible rédemption.

Ecriture magnifique qui a obtenu le Prix Goncourt en 2008 et qui a été porté à l’écran par l’auteur.

 

« Mari et femme » de Zeruya Shalef » : Israël, de nos jours, une famille à mille autres semblable : un couple et leur fille nous plonge dans les entrailles de leur vie, disséquant tout d'une manière à la limite du supportable. Tout est banal, en fait, mais sa façon de le vivre et de le rapporter est en permanence déconcertant, pénible et à la fois fascinant.

Un grand roman qui ne laisse pas indifférent, et qui vaut la peine de s'accrocher dans sa lecture.

 

Et puis des livres plus anciens :

« Le jardin des Finzi-Contini » de Georgio  Bassano : écrit dans les années soixante il revient sur le sort des juifs italiens avant et pendant la seconde guerre mondiale, à travers la vie d'une famille juive de la grande bourgoisie, les Finzi-Contini, vue par le regard d'un jeune juif de milieu modeste amoureux de leur fille Micol, la soeur de son ami Alberto.

Magnifique roman tout en nostalgie, témoignage d'une société révolue. Porté à l’écran sous le même titre par Vittorio de Sica

 

Livres achetés :

            - « Romain Gary s’en va en guerre » de Laurent Setzyk                  Ed. Flammarion

            - «  Le cas Malaussène » de Daniel Pennac                                     Ed. Gallimard

            - «  L’archipel d’une autre vie » d’Andreï Makine                           Ed. Seuil

            -  « Profanes » de Jeanne Benameur                                                           Poche

 

 

 

Prochain rendez-vous du Comité de lecture le

Samedi 6 Mai 2017 à la Librairie de l’Ecritoire à Semur en Auxois

 

 


15/03/2017
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